Information sur le graphique de prévalence
Depuis quelques décennies, les estimations du nombre de personnes utilisatrices de substances légales et illégales au Canada (ce qu’on appelle la prévalence) reposaient sur des enquêtes d’autodéclaration. Ces enquêtes sont certes utiles, mais elles ne brossent le tableau de la situation que pour une année donnée, leur méthodologie varie souvent, et elles sautent fréquemment des années ou excluent des régions. C’est pourquoi il est difficile d’analyser les tendances à long terme.
Pour remédier à cela, les responsables de l’étude Coûts et méfaits de l’usage de substances au Canada (CEMUSC) ont mis au point une méthodologie permettant de modéliser des estimations cohérentes de la prévalence annuelle dans huit catégories de substances (alcool, tabac, cannabis, opioïdes, autres dépresseurs du système nerveux central [SNC], cocaïne, autres stimulants du SNC, autres substances psychoactives).
Le graphique interactif de prévalence de l’usage de substances est la seule ressource nationale à fournir des estimations modélisées de l’usage de substances dans les provinces et territoires au Canada, selon l’âge, le sexe et l’année (2008 à 2024). Il s’inspire du travail déjà fait par des tiers, dont Santé Canada, Statistique Canada et l’Institut canadien d’information sur la santé, ainsi que d’autres organismes nationaux, provinciaux et territoriaux.
Les nouvelles estimations comblent des lacunes laissées par les enquêtes nationales, qui sautent souvent des années ou des provinces ou territoires, et sous-représentent des sous-groupes de population en raison, par exemple, de la petite taille des échantillons ou de la suppression de données (les données ne sont donc pas rendues publiques pour protéger la vie privée et s’assurer qu’aucune personne et organisation n’est identifiable à partir des chiffres publiés).
Quand on comprend les tendances dans l’usage de substances par région, année et groupe démographique, on facilite la prise de décisions objectives et l’allocation de ressources à la prévention, au traitement et à la réduction des méfaits.
À noter qu’il faut interpréter avec prudence les estimations de 2024 puisqu’elles reposent sur une extrapolation linéaire faite à partir des données de 2014 à 2023 et qu’elles pourraient ne pas refléter les valeurs observées.